Le jour où Victor est né…

25 Oct

C’était le 28 septembre dernier, et la veille au soir avec François on regardait à la télé le reportage sur Zone Interdite « Super-mémoire ou amnésie : comment vivre avec un cerveau hors norme ? ».

Je m’en souviendrais toujours, c’était une émission très intéressante (surtout pour moi qui ait très peu de mémoire). Ils nous expliquaient tous les troubles liés à la zone la plus complexe de notre être : le cerveau ; en allant du syndrome d’Asperger, de l’amnésie à l’Alzheimer…

Ce soir-là, j’avais mal au ventre, mais sans plus. J’avais pris un Spasfon, histoire de faire passer le mal. Et puis, en fin de reportage j’allais toutes les cinq minutes aux toilettes. J’avais l’impression que ma vessie était pleine à chaque fois, mais je faisais seulement quelques gouttes.

Puis François m’a dit qu’on partait à la Clinique, pour vérifier si tout allait bien (sachant qu’à cette époque j’étais déjà en arrêt de travail mais pas encore en congé maternité car mon col s’était ouvert à 6 mois de grossesse).

En arrivant à la clinique, François me dépose devant l’accueil des Urgences et lui va se garer un peu plus loin. Je vais au guichet d’accueil et me présente. La dame s’occupe tout de suite de moi, voyant mon ventre prédominant. On doit se présenter à l’étage aux Urgences obstétriques pour que je passe de nouveau un monitoring et pour faire une échographie.

Arrivés à l’étage, on nous annonce qu’en fait le travail a bel et bien commencé… Que les douleurs que je ressentais au niveau du ventre étaient en fait des contractions.

On essaie une dernière fois de stopper le travail avec le Protocole Adalate. On me fait passer une écho pour estimer le poids et la taille du fœtus.

La sage-femme nous installe dans une chambre pour « patienter ». Je prends le 1er cachet puis le second une demie-heure plus tard et le dernier une heure après.

Les contractions continuent d’augmenter et je les ressens de plus en plus. La sage-femme m’ausculte et je suis déjà ouverte de 7 doigts.

Je pense que c’est mort pour stopper le travail…

Et puis, on me dit qu’on va nous installer dans la salle de travail.
Là, c’est le déclic pour moi : salle de travail = accouchement.

Je commence quelque peu à paniquer…

A la maison rien n’est prêt, le lit et l’armoire sont montés certes, mais tous les vêtements que j’ai achetés ne sont pas lavés, ni rangés… La valise de maternité n’est pas prête. La première tenue de Victor est choisie oui mais pas lavée. On est parti les mains dans la poche avec juste ma pochette Maternité. On a seulement fait les démarches anticipées pour faire l’acte de naissance auprès de la Mairie de notre village pour que le jour de l’accouchement, ce soit la Clinique qui finisse les démarches pour qu’on nous le délivre pendant notre séjour à la Clinique.

Bref. Moment de panique partagé avec François.

On rentre dans la salle de travail qui est toute rose. Et à ce moment-la, les douleurs sont tellement fortes que je demande à ce que l’on me pose la péridurale. On appelle l’anesthésiste qui est de garde et qui arrivera 20 minutes plus tard – 20 minutes qui me paraitront être une éternité – pour me poser le cathéter et soulager ma douleur.

Et puis là commence les cours en accéléré de préparation à l’accouchement, car je n’ai pas pu assister aux cours organisés par la Clinique sachant que je devais être alité le plus longtemps possible. La sage-femme est super gentille et me dicte ce que je vais devoir faire pendant les poussées.

Et puis à 7h05 du matin, Victor a pointé le bout de son nez.
La suite au prochain épisode !

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