mar 03 2011
Léa.

C’était ma préférée. J’ai totalement craqué la première fois que je l’ai vu chez l’homme. Elle avait un air malicieux que l’on pouvait facilement lire dans ses yeux, elle était jeune et faisait la folle à ses heures perdues.
Dès qu’elle m’a vu, elle a pris ses pattes à son cou et est partie en courant. Il m’a fallu plus d’une semaine pour l’apprivoiser.
Elle dormait dans des endroits les plus inappropriés les uns que les autres : à côté de la télé, dans les placards de la cuisine, en dessous du lit, sur la chaudière… alors qu’elle pouvait dormir sur le canapé bien douillet.
Elle avait ses habitudes et ses manies, elle miaulait à tue tête quand elle voyait une porte fermée. Elle aimait l’eau (elle aimait l’eau !). Elle venait dormir sur mes genoux quand je téléphonais. Elle adorait le maïs. Elle dormait sur la machine à laver quand j’étais sous la douche.
Elle était câline, mais pas trop. En fait, elle venait réclamer des carresses lorsqu’elle en avait envie.
Et puis, le 7 janvier elle n’est pas rentrée pour avoir son bol de croquettes. Chose vraiment inhabituelle. Elle avait pour habitude de rentrer tous les soirs vers les 18 heures tapantes, heure à laquelle son ventre commençait à gargouiller.
Alors avec l’homme, on a commencé à l’appeler tous les soirs en tapant sur la boîte à pâté ou sur la boîte à croquettes, on a fait le tour du canal en sifflant après elle, on a déposé plus d’une centaine d’affiches dans la boîte aux lettres des voisins, appelé la SPA, les vétérinaires. Mais toutes ses recherches n’ont rien donné.
On ne sait même pas si elle s’est fait écrasée, si elles s’est perdue, si elle habite désormais chez une autre famille. Si elle est morte ou vivante.
Elle devait avoir 4 ou 5 ans, à peine le quart de sa vie.























